[CHRONIQUE] Aeternia #1 – La marche du Prophète, Gabriel Katz

Hello les p’tits elfes !

Me revoilà (enfin) avec une nouvelle chronique ! Et une chronique coup de cœur en plus ! Vous l’aurez remarqué, je ne suis vraiment plus régulière sur ce blog… Parfois par manque d’envie, mais bien plus souvent par manque de temps. J’en ai longtemps culpabilisé, puis été frustrée… mais c’est fini !

Je mène en ce moment une vie plus que bien remplie, et beaucoup de projets importants sont en train de se mettre en place petit à petit (certains dont je vous reparlerai prochainement d’ailleurs). Aussi, plutôt que de me prendre la tête pour des choses sur lesquelles je n’ai que peu de contrôle, j’ai décidé de lâcher prise (oui oui, vous lisez bien, comme quoi, tout peut arriver à la control freak que je suis !), et de publier de nouveaux articles quand je le pourrais/voudrais, sans culpabiliser si je ne peux revenir avant plusieurs semaines ou mois. La vie est ainsi faite, de choix et de priorités, et on ne peut être sur tous les fronts constamment. J’espère que vous me comprendrez et ne m’en tiendrez pas rigueur 🙂

Si je reviens aujourd’hui, c’est parce que j’ai terminé il y a quelques jours une lecture qui m’a littéralement retournée comme une crêpe ! Et cette lecture n’est autre que le premier tome du diptyque Aeternia, de Gabriel Katz. Voici donc mon avis coup de cœur sur ce premier volet.

Auteur : Gabriel Katz
Éditions : Scrineo
Pages : 380 pages
Date de sortie : 22 janvier 2015
ISBN-13 : 9782367402079
Genre : Fantasy
Langue de lecture : Français

Résumé :

Leth Marek, champion d’arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu’il connaît à peine. C’est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu’il a choisi de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu’il croise la route d’un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l’ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos.

Dans le panier de crabes de la Cité mère qui prêche la Grande Déesse, où les puissants du Temple s’entredévorent, une guerre ouverte va éclater entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang…

Chronique :

Si je me souviens bien (ahum…), j’ai acheté ce livre lors de mon premier passage au festival des Imaginales d’Épinal, en mai 2015. Après avoir lu et vu les avis dithyrambiques de plusieurs copines à son sujet, j’ai décidé qu’attendre la sortie du tome 2 avant de me lancer dans sa lecture serait plus sûr. J’ai donc acquis ce deuxième tome après sa sortie, et puis… honte à moi, je les ai laissés sommeiller dans ma PAL ! Il y a environ trois semaines, j’ai demandé à mon double maléfique de me conseiller une lecture facile, rapide, et sans prise de tête. Sa réponse fut directe : Aeternia ! Je me suis donc enfin lancée. Et boudiou, que j’ai bien fait de l’écouter ! Ce premier tome m’a retourné la tête et a malmené mon petit cœur de chamallow, mais m’a aussi fait exploser de rire à plusieurs reprises.

Ce qui m’aura le plus fait vibrer dans ce premier tome, ce sont les personnages. Leth Marek d’abord. Il est tellement criant de vérité ! Ancien gladiateur d’arène pour le moins bourru, il passe tout au long du récit par de nombreuses émotions parfois très intenses, et emmène le lecteur avec lui à travers ces ascenseurs émotionnels. J’en ai ri, tremblé, espéré, souffert, pleuré, été attendrie…
Et alors, cerise sur la crème fraîche de ce délicieux gâteau littéraire, son duo avec Desmeon est juste magistral. Les joutes verbales entre ces deux personnages sont tout bonnement excellentes et m’ont à plusieurs reprises fait éclater de rire, me valant des œillades pour le moins surprises de la part d’autres passagers du bus dans lequel je me trouvais au moment de ma lecture. Je suis moi-même très adepte du sarcasme et du second degré, alors autant vous dire qu’avec ces deux-là, j’ai été plus que servie !
J’ai également beaucoup apprécié voir évoluer Varian, le jeune novice prêt à quasi tout pour gravir les échelons au sein du Temple de la Grande Déesse, Nessirya, la prêtresse du culte d’Ochin, qui ne s’en laisse pas conter, et Synden, qui n’est pas en reste non plus. Mais la palme reste à mes chers Leth Marek et Desmeon, qui sont vraiment parfaits !

Ce roman nous plonge dans une ambiance de conflit religieux, avec les sous-intrigues et alliances/trahisons que cela implique. Ce premier tome nous fait découvrir les deux cultes qui s’affrontent, entre d’une part le culte de la Grande Déesse, dans le Temple de Kyrenia, et d’autre par le culte itinérant d’Ochin. Je dois avouer que la religion, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé, j’ai un esprit bien trop scientifique et terre à terre pour croire à ça. Mais l’intrigue est tellement bien menée dans ce premier tome qu’on se régale à découvrir les coulisses de chaque culte, ainsi que les tenants et aboutissants du conflit. Et pour une fois, il n’est pas question de manichéisme pur, ce qui me ravit encore plus. Et puis… les indices distillés çà et là sur l’envers du monde… ma curiosité est piquée à vif !

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que j’adore les chapitres courts, qui permettent d’enchaîner rapidement avec le suivant, de s’arrêter facilement entre deux, et qui psychologiquement me donnent l’impression d’avancer plus vite dans ma lecture. J’ai encore une fois été servie ici. Les chapitres sont courts voire très courts, et ils s’enchaînent sans qu’on puisse reposer le livre. Il faut dire que l’écriture de Gabriel Katz y est pour beaucoup aussi. Fluide, agréable, le style est purement addictif et cette association fait que ce livre se dévore tout simplement ! J’en étais frustrée de devoir interrompre ma lecture, que ce soit parce que j’étais arrivée au bureau, ou parce que je tombais de fatigue. Chose est sûre, ce n’est pas le dernier livre de l’auteur que je lirai (une petite voix me glisse que ça tombe bien, puisque tous ses autres ouvrages se trouvent déjà dans ma PAL…) !

En conclusion, un premier tome terriblement captivant, doté d’une fin complètement inattendue qui vous fera hurler de frustration (ou vous donnera envie de frapper l’auteur, au choix – il aime ça le bougre), un style et un machiavélisme katzien qui font que les pages défilent à toute vitesse, des personnages hauts en couleur et (presque tous) attachants, voilà la recette pour un joli coup de cœur, qui me donne envie d’enchaîner très rapidement avec la lecture du second tome (je le commencerai tout juste à l’heure où cette chronique sera publiée).

Ma note :

Voilà les p’tits elfes, de quoi j’espère vous donner envie de découvrir ce roman si vous faites partie des quelques irréductibles qui ne l’ont pas encore lu ! Je vous souhaite une excellente journée et vous dis à bientôt !

6 réflexions au sujet de « [CHRONIQUE] Aeternia #1 – La marche du Prophète, Gabriel Katz »

  1. Cranberries

    Double maléfique… Comme tu y vas quand même ^^
    Tu as parfaitement résumé ce livre et on est d’accord sur tous les points (évidemment !) et la lecture du tome 2 est encore pire ! :p :p

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