[CHRONIQUE] The Memory Book, Lara Avery

Hello les p’tits elfes !

Non, vous ne rêvez pas, c’est bien moi, Caladhiel, qui vous revient de quasi entre les morts (pour vous jouer un mauvais sort) ! 

Vous l’avez certainement remarqué, le blog a été un peu (beaucoup) abandonné depuis le printemps. Pourquoi cet abandon ? Un mélange de beaucoup de choses, dont de gros changements professionnels, une surcharge de travail et de projets en tous genres, et aussi un besoin de prendre du recul par rapport au blog, pour recentrer et repenser mes envies avec celui-ci.

Ceux et celles qui me suivent sur les autres réseaux sociaux savent déjà que la lecture et l’écriture ne sont plus mes seules passions. Je me suis en effet replongée avec délectation dans le tricot et la couture depuis quelques mois, et ces occupations me procurent beaucoup de plaisir et de bien-être. Aussi, tout n’est pas encore décidé, mais il n’est pas impossible qu’à l’avenir la Bulle ouvre ses portes à ces nouvelles occupations, vu l’importance et la place qu’elles prennent dans ma vie. J’espère que même si ce n’est pas votre tasse de thé, vous pourrez apprécier et accueillir ces changements sur le blog. 

En parlant de changement… vous avez vu cette bannière « delamorkitu » que m’a dessinée Coda Leia ? Elle est finie depuis déjà un long moment, mais je ne me voyais pas l’installer alors que le blog était en pleine hibernation ! Une telle merveille mérite d’être mise en valeur, et quoi de mieux pour ce faire  qu’un article de reprise et une chronique coup de cœur ?
Je me disais aussi tease

Parlons avenir du blog à présent. Mon emploi du temps, autant privé que professionnel, est actuellement plutôt chargé, entre les projets qui viennent de démarrer, ceux qui sont sur le point de voir le jour et le train-train du quotidien, mais les changements professionnels qui se profilent à l’horizon de 2017 devraient après quelque temps me donner plus de liberté d’organisation pour mieux conjuguer vie privée et professionnelle, et ainsi vous revenir plus régulièrement, et je l’espère, retrouver un meilleur rythme de lecture, car je dois bien l’avouer, cette année est une catastrophe sans précédent à ce niveau ! Je découvre pourtant d’excellentes pépites, mais la fatigue qui s’est accumulée ces derniers mois m’empêche de pouvoir lire autant que je ne le voudrais (en plus des autres facteurs déjà mentionnés plus haut). 

Voilà. Vous savez maintenant tout (ou presque) ! Et si vous avez eu le courage de me lire jusqu’ici, voilà votre récompense : ma chronique de l’excellent The Memory Book, mon dernier coup de cœur, publié aux éditions Lumen ! J’ai découvert ce livre à sa sortie, et l’ai terminé avec la gorge serrée et les yeux qui picotent… avant que le robinet ne s’ouvre (heureusement, ma lecture était finie, parce que les larmes qui troublent la vision, ce n’est pas ce qu’on fait de mieux pour lire, il faut bien le dire) ! Trêve de blabla, voici donc cette chronique !

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Auteur : Lara Avery
Éditions : Lumen
Pages : 443 pages
Date de sortie :  12 mai 2016
ISBN-13 : 9782371020740
Genre : Young Adult, Contemporain
Langue de lecture : Français
Titre original : The Memory Book
Langue originale : Anglais

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Résumé :

On me dit que ma mémoire ne sera plus jamais la même, que je vais commencer à oublier des choses. Au début juste quelques-unes, mais ensuite beaucoup plus. Alors je t’écris, cher futur moi, pour que tu te souviennes !

Sam a toujours eu un plan : sortir première du lycée et filer vivre à New York. Rien ne l’en empêchera – pas même une anomalie génétique rare qui, lentement, va commencer à lui voler ses souvenirs, puis sa santé. Désormais, ce qu’il lui faut, c’est un nouveau plan.

C’est ainsi que naît son projet : ce sont les notes qu’elle s’envoie à elle-même dans le futur, la trace des heures, petites et grandes, qu’elle vit. C’est là qu’elle consignera chaque détail proche de la perfection de son premier rendez-vous avec son amour de toujours, Stuart. Le but ? Contre toute attente, contre vents et marées : ne rien oublier.

Chronique :

À l’annonce de cette sortie chez Lumen, je ne vous le cache pas, j’ai été surprise, étonnée. En effet, ce titre s’éloigne assez bien de ce que la maison d’édition a pour habitude de nous proposer. Quoi qu’il en soit, le résumé me parlait et je me suis donc lancée dans l’aventure. Maintenant que je l’ai lu (ndlr : et encore plusieurs mois après l’avoir fini), je peux le dire : je suis ravie d’avoir fait confiance à mon intuition. Cette lecture aura été un nouveau coup de coeur, un peu inattendu, mais joli coup de coeur quand même.

Je m’explique : The Memory Book, c’est donc l’histoire de Samantha McCoy, dite Sam ou Sammie. En dernière année au lycée, elle apprend qu’elle est atteinte d’une grave maladie dégénérative, et en plus, incurable. Symptômes principaux de cette maladie ? La perte de mémoire, les absences, qui mènent progressivement à la démence.
Les proches de Sammie veulent la protéger à tout prix, mais elle refuse de lâcher ses rêves : remporter le concours d’éloquence, prononcer le discours de fin d’année, finir major de promotion, quitter les montagnes et Hanover pour entrer à la prestigieuse université de NYU et devenir une avocate de renom.

Pour donner le change et ne rien oublier, Sam va tenir une espèce de journal. Elle va en fait écrire à la Sam du futur, pour lui raconter sa vie, ses aventures, ses succès, ses déboires… The Memory Book est donc une succession des écrits de la jeune Sam à la future Sam, mais aussi d’interventions de ses proches.

À ce titre, j’ai trouvé le système de narration mis en place par l’auteure vraiment très original, car il n’est pas écrit comme un journal à proprement parler, mais plutôt vraiment comme le livre de sa vie. Ce style m’a donc directement embarquée dans l’histoire de Sam et j’ai eu tout au long de ma lecture l’impression d’être elle.

Je l’ai trouvée attachante, débordante de courage, ne se laissant pas abattre par ce qui lui tombe dessus. Aux yeux de certains, cela pourrait très bien passer pour de l’inconscience ou de l’égoÏsme, mais j’ai surtout ressenti cela comme un besoin de se rattacher à des choses connues, de se fixer des objectifs pour continuer à avancer quand tout s’écroule autour de vous. J’ai énormément admiré cette force de caractère, qui la pousse à continuer encore et encore, et à ne jamais se morfondre ou baisser les bras comme certains pourraient le faire. Elle nous offre là une belle leçon de vie et de courage, nous poussant à relativiser les petits bobos qui envahissent souvent notre quotidien bien plus qu’ils ne le devraient.

Autour de notre héroÏne, gravitent plusieurs personnes : sa famille d’abord. On comprend bien l’inquiétude des parents qui reçoivent en pleine tête le diagnostic sans appel, mais qui font face, dignement, tout en laissant suffisamment de libertés à leur fille pour qu’elle puisse croquer la vie à pleine dents.
Ses frères et soeurs sont très attachants aussi, même si finalement on ne les voit pas énormément. Ils apportent au récit la fraîcheur et l’innocence de l’enfance.
Vient ensuite Maddie, la partenaire de débat. Une amitié parfois particulière unit les deux filles, et elle aurait à mon sens pu être davantage exploitée.
Finalement, Stuart et Coop sont les personnages secondaires les plus présents. Diamétralement opposés, ils apporteront chacun beaucoup à Sam, chacun à leur façon. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir, mais sachez que si j’ai beaucoup apprécié Stuart, j’ai été conquise par la bienveillance parfois maladroite de Coop, l’ami d’enfance parfois vraiment loufoque mais toujours là quand on a besoin de lui.

J’ai été très touchée par cette histoire, un peu à mon insu finalement, car elle commençait comme une lecture YA légère et pétillante mais sans plus. Mais… c’était sans compter que la magie de la lecture opère, et c’est donc avec la boule au ventre, la gorge nouée d’émotion et les robinets lacrimaux ouerts à grands flots que j’ai refermé ce livre. Coup de coeur inattendu, mais vraiment très agréable !

Ma note :

Note 5

Un tout grand merci à tous les courageux(ses) qui seront resté(e)s jusqu’au bout ! 

Je ne peux malheureusement pas vous garantir de fréquence de publication, mais soyez-en certain(e)s, je vais faire de mon mieux pour revenir très vite (on me souffle dans l’oreillette que plusieurs chroniques seraient prêtes à être publiées, dans des genres complètement différents les uns des autres (comment ça, je tease ? J’ai bien le droit après une si longue absence, non ?)

Allez, je vous laisse tranquilles pour cette fois ! Des bisous et à bientôt mes p’tits elfes ! (Je dois bien le reconnaître, ça m’avait manqué de ne plus vous écrire !)gothic-tink-purple-fairy

5 réflexions au sujet de « [CHRONIQUE] The Memory Book, Lara Avery »

  1. mallou14

    Très jolie bannière, j’aime beaucoup les deux chats qui t’accompagne dessus ainsi que dans la vraie vie 🙂
    Bon retour parmi nous ! J’ai aussi adoré ce livre, bien loin des parutions habituelles de Lumen, et ce n’est pas pour me déplaire.

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    1. Caladhiel Auteur de l’article

      Ouiiii, mes deux louloutes devaient être sur cette bannière, et sans les connaître elle a réussi à vraiment les représenter parfaitement! Merci pour ton petit mot! C’est une sensation particulière de revenir comme ça, mais je pense que le mojo est de retour! Yapluka retrouver un rythme de lecture maintenant 😉

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