[CHRONIQUE] Yem #1, Le Grand Rift, de Gilles Milo-Vacéri

01 - Milo-Vacéri, Gilles - Yem #1 - Le Grand RiftAuteur : Gilles Milo-Vacéri
Éditions : VFB Éditions
Pages : 176 pages
Date de sortie :  7 mars 2016
ISBN-13 : 9791092786484
Genre : Romance / Aventure
Langue de lecture : Français

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Résumé :

Brillante étudiante en langues étrangères, Yem a vingt ans quand la Terreur Rouge dévaste l’Éthiopie en 1977. La guerre civile provoque l’exode de la population et la belle Éthiopienne se réfugie dans un petit village reculé des hauts plateaux. Grâce à ses parents, Yem a échappé aux traditions barbares et aspire à un autre avenir. Pour réaliser ses rêves, elle devra fuir son pays et quitter sa famille, en acceptant tous les sacrifices.

Son combat ne fait que commencer…

Dans cet ouvrage en deux tomes, l’auteur s’est appuyé sur des faits réels et son passé pour raconter la vie de cette femme téméraire, à la volonté inébranlable. Vous suivrez Yem dans les moments tragiques, les épreuves et les rares instants de joie qui ont jalonné sa fuite puis sa rencontre avec l’amour.

Ce livre est une grande leçon de courage et une histoire d’amour inoubliable.

Chronique :

Que vous dire sur ce livre ? Comment vous en parler surtout ?

Ce livre, ça a été à la fois un coup de poing dans le ventre, qui nous laisse à genoux, le souffle coupé. Mais aussi une claque magistrale, qui nous laisse la joue en feu. Ou encore une tape amicale dans le dos, de celles qui encouragent et poussent à aller de l’avant. Vous l’avez compris, ce livre est un condensé d’émotions, aussi diverses que variées, qui nous fait voyager à bord d’un ascenseur émotionnel pour le moins surprenant. Basé sur des faits réels, il rend un hommage fort, poignant et émouvant à une femme tout « simplement » extraordinaire et inoubliable. Ce récit, auquel je ne m’attendais pas du tout, m’a saisi par le cœur et les tripes, et m’a fait vibrer tout au long de ma lecture.

Yem (diminutif de Yemguzanesh) est une jolie jeune femme Éthiopienne avide de connaissances et de liberté, qui se retrouve coincée dans la zone reculée des hauts plateaux après avoir fui Addis-Abeba et les émeutes de la Terreur Rouge en 1977. Elle rêve de pouvoir poursuivre ses études de langues, pour ensuite travailler dans le secteur du tourisme. Seulement, dans un pays où la condition de la femme se résume souvent à d’atroces mutilations génitales, un mariage forcé et une vie d’esclave, ses envies de liberté semblent pour le moins compromises. Aussi, armée d’un courage et d’une détermination à faire pâlir les plus téméraires d’entre nous, Yem décide de tout abandonner pour tenter de quitter le pays, en se lançant dans la traversée du Grand Rift, désert extrêmement dangereux. Ce premier tome retrace donc son parcours, les rencontres qu’elle va faire (bonnes, très bonnes ou… carrément atroces et terrifiantes) ainsi que ses expériences…

J’ai dévoré ce premier tome qui m’a captivée du début à la fin. J’ai espéré pour Yem, souri avec elle, soupiré de soulagement, pleuré avec et pour elle, eu envie de hurler ou de vomir devant l’injustice et l’horreur de certaines situations… je suis passée par tous les états ! Du sourire aux larmes puis des larmes au sourire, en passant par la peur, la nausée, l’effroi, mais aussi l’attendrissement, mon cœur a vécu de véritables montagnes russes pendant cette traversée du désert (au propre comme au figuré).

Yem est courageuse (et c’est peu de le dire), forte, déterminée, et fait preuve d’une abnégation sans limites quand il s’agit de se battre pour ses rêves ou sa vie. Elle est aussi capable d’une grande tendresse, de respect et de lucidité comme peu de gens en sont encore capables à l’heure actuelle. Je me suis très vite attachée à elle, et à certains des personnages qui ont croisé son chemin. Comme par exemple Petros, son père, véritable roc à la fois tendre et protecteur et débordant d’amour pour sa fille. Leur séparation m’a d’ailleurs émue aux larmes. Youssef fait aussi partie de ces personnages touchants, de même que Abera et le couple rencontré à la fin de ce premier volet.

Pour en revenir à Yem, j’ai eu tour à tour envie de l’aider, de la protéger, de la soutenir, de la réconforter dans les moments extrêmement difficiles qu’elle traverse. Cette jeune femme est une leçon de vie à elle seule ! Je n’ai pas de mot pour exprimer l’admiration que j’ai pour elle, tant elle m’a sidérée ! Elle est une excellente piqûre de rappel qui nous pousse à relativiser tous les petits bobos dont nous nous plaignons, oubliant par là même la chance inouïe que nous avons d’être nés sous ces latitudes beaucoup plus favorables. Certes, il reste beaucoup de choses à faire pour atteindre une véritable égalité homme-femme dans nos sociétés phallocrates, et il est triste que le simple fait d’être une femme aille trop souvent de pair avec des sentiments de peur ou des situations de manque de respect et de haine, mais nous autres occidentales sommes quand même bien chanceuses ! Je pourrais m’étendre encore longuement sur le sujet, mais ce serait inutile.

Ce livre est une bombe, une claque, un tsunami ! Je soupçonne d’ailleurs l’auteur de m’avoir jeté un sortilège, car encore une fois, j’ai succombé au charme de sa plume et mes nuits ont été trop courtes cette semaine grâce à son talent ! Il me tarde à présent de découvrir le second tome de ce récit, encore plus dur émotionnellement paraît-il (me voilà prévenue) !

Gilles, merci mille fois pour cette découverte, merci d’avoir partagé cette histoire avec tes lecteurs, et merci pour cet hommage poignant et très touchant que tu rends à une grande Dame, dont nous avons toutes et tous sans doute beaucoup à apprendre.

Je terminerai cette chronique en avertissant les éventuels futurs lecteurs que ce livre ne vous laissera pas indemnes tant il contient des scènes émouvantes, dures, drôles, attendrissantes, révoltantes, mais qu’il vaut absolument la peine d’être lu !

Ma note :Note 5

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Une réflexion au sujet de « [CHRONIQUE] Yem #1, Le Grand Rift, de Gilles Milo-Vacéri »

  1. Lupa

    Comment résister à une telle chronique ? Moi je dis impossible !!! Merci pour ce beau coup de cœur si joliment partagé 🙂

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